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Conseil européen de Bruxelles

Mettre fin à l’entrée illégale de réfugiés dans l’UE

La future coopération avec la Turquie dans la politique de réfugiés est au cœur du Conseil européen. Le premier ministre turc Ahmet Davutoğlu y participera également. L’enjeu est de réussir à équilibrer les intérêts de l’Union européenne et ceux de la Turquie, a déclaré la chancelière fédérale, Angela Merkel, en ouverture de la réunion.

À son arrivée à Bruxelles, Angela Merkel s’est montrée « d’un optimisme prudent » quant à la possibilité pour les 28 États membres de s’entendre sur l’accord visé avec la Turquie. Parvenir à concilier les intérêts des États membres de l’Union et ceux de la Turquie, tel est selon elle l’objectif.

Pour ce qui est des moyens de mettre un terme à la migration illégale, la chancelière allemande considère qu’il est important bien entendu « que chaque réfugié soit pris en compte individuellement et puisse faire valoir ses droits lorsqu’il s’agit de l’arrivée en Grèce et du retour en Turquie ». Elle a insisté sur le fait que les images provenant d’Idomeni ne laissaient personne insensible et que la situation humanitaire devait être améliorée sur place. Elle a ajouté que Frontex et l’EASO devraient par ailleurs être encore renforcés.

Dans sa déclaration gouvernementale prononcée la veille du sommet, Mme Merkel soulignait que seule une réponse européenne solidaire à la crise migratoire pouvait empêcher que les conditions de vie des êtres humains en Europe ne se dégradent. L'objectif est de diminuer l'afflux de réfugiés dans l'UE, de parvenir à une répartition équitable des charges et de mettre un terme à l'immigration illégale par la mer Égée, a-t-elle déclaré à cette occasion.

Supprimer les incitations à la migration irrégulière

Lors du sommet UE-Turquie du 7 mars, à Bruxelles, le premier ministre turc Ahmet Davutoğlu avait mis un nouveau projet sur la table : la Turquie est prête à réadmettre les migrants arrivés clandestinement en Grèce. En contrepartie, l’Europe accueillera légalement les réfugiés venant de Turquie. Cela permettra d’éliminer l’incitation à immigrer clandestinement. Les États membres de l’UE ont salué cette proposition.

Le retour de tous les nouveaux migrants en situation irrégulière et des demandeurs d’asile qui arrivent dans les îles grecques au départ de la Turquie doit s’effectuer dans le plein respect du droit européen et du droit international. Les dispositions relatives à la protection des réfugiés et de leurs droits doivent notamment être respectées. Comme base des négociations avec la Turquie, la Commission européenne vient de publier six principes pour l’approfondissement de la coopération avec la Turquie pour résoudre la crise migratoire.

Lutter contre les filières criminelles de passeurs

Le plan d’action UE-Turquie prévoit en outre de lutter systématiquement contre les filières d’immigration clandestine en mer Égée. L’OTAN y prend part également. La force natale de l’OTAN placée sous commandement allemand a pris position en mer Égée. L’Allemagne a envoyé son navire amiral « Bonn » pour y contribuer. Les bâtiments de l’OTAN ont pour mission de collecter sur place des informations concernant les réseaux de passeurs. L’OTAN aide ainsi les gardes-côtes grecs et turcs ainsi que l’agence Frontex à mener une action efficace contre ces passeurs.

La mission est appelée à se développer progressivement étant donné que les trajectoires migratoires sont déjà en train de changer. « C’est la raison pour laquelle nous avons besoin d’avoir accès à toutes les zones des eaux territoriales turques », a déclaré la chancelière.

Appui aux projets de réfugiés en Turquie

En tant que voisin immédiat de la Syrie, la Turquie a déjà accueilli plus de 2,5 millions de réfugiés. Le plan d’action UE-Turquie prévoit par conséquent un important soutien financier pour mener des projets concrets sur place en faveur des réfugiés. La Turquie sera ainsi soutenue dans l’effort qu’elle déploie pour héberger et ravitailler les réfugiés. Et si la situation humanitaire s’améliore dans les camps de réfugiés en Turquie, les personnes concernées ne seront plus obligées de continuer de fuir.

Des réformes structurelles pour renforcer les économies nationales

Le Conseil européen de printemps est traditionnellement l’occasion pour les chefs d’État et de gouvernement de parler de l’économie de l’Union européenne. Le « semestre européen » y joue un rôle central. Il sert de cadre aux recommandations spécifiques par pays de la Commission européenne. Avant le début du Conseil, la chancelière allemande avait souligné que seule une Union européenne économiquement forte pouvait relever les défis extrêmes dus aux mouvements migratoires.

Programme
Le Conseil européen a débuté à 16 heures. Après la rencontre avec Martin Schulz, président du Parlement européen, les participants ont tout d’abord posé pour la traditionnelle photo de famille. Ensuite, ils ont eu une première réunion de travail, à laquelle doit succéder un dîner de travail. Vendredi, deuxième jour du sommet, la journée commence à 10 heures par un petit déjeuner des 28 chefs d’État et de gouvernement, en compagnie du premier ministre de Turquie. Le sommet se termine par les conférences de presse des participants.

Donnerstag, 17. März 2016

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