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Marché européen de l’emploi

Des perspectives d’avenir pour la jeunesse européenne

« C’était une journée très importante pour la lutte contre le chômage des jeunes en Europe », a déclaré la chancelière fédérale. Les participants de la conférence en faveur de l’emploi des jeunes se sont engagés à donner un avenir aux jeunes Européens.

Grybauskaité, Merkel, Von der Leyen La présidente lituanienne Dalia Grybauskaité, Angela Merkel et Ursula von der Leyen (de g. à d.) Photo: Bundesregierung/Denzel

L’emploi des jeunes n’est pas une problématique qui peut se résoudre « du jour au lendemain », a insisté Angela Merkel. Néanmoins, la journée d’aujourd’hui a « donné le coup d’envoi à une feuille de route plus claire ». Les participants se sont mis d’accord sur les mesures que « nous pouvons mettre en œuvre pour qu’un plus grand nombre de jeunes puissent à l’avenir trouver un emploi », a déclaré la chancelière.

Mme Merkel s’est réjouie de ce que les pays européens aient pris, ensemble, l’engagement de combattre le chômage des jeunes. Elle a fait savoir que la communauté internationale y contribuerait dorénavant à hauteur de huit milliards d’euros.

Mobilisation pour l’emploi

Une conférence à haut niveau en faveur de l’emploi des jeunes en Europe s’était réunie à Berlin à l’invitation de la chancelière allemande et de la ministre allemande du Travail et des Affaires sociales, Ursula von der Leyen.

Y participaient notamment des chefs d’État et de gouvernement, les ministres du Travail de tous les États membres de l’Union européenne, ainsi que les présidents du Conseil européen, de la Commission européenne et du Parlement européen. Des représentants de la Banque européenne d’investissement (BEI) et du monde économique et syndical européen ainsi que les directeurs des agences nationales pour l’emploi avaient également été invités à participer à cette conférence.

Échanges d’expériences

L’objectif de la conférence était d’élaborer des mesures et des stratégies concrètes afin d’améliorer l’emploi des jeunes en Europe. Les échanges de « bonnes pratiques » visaient à utiliser de façon plus efficace les ressources financières disponibles dès maintenant et plus tard. L’enjeu était la mise en place de réformes structurelles, notamment au niveau des services publics pour l’emploi à l’échelon national et des systèmes éducatifs.

Durant la séance du matin, les ministres du Travail ont élaboré un train de mesures destinées à mettre en œuvre la Garantie pour la jeunesse adoptée à l’échelon européen. Ces mesures comprennent la possibilité de repasser un diplôme de fin d’études et une meilleure imbrication entre enseignement scolaire et formation professionnelle. Pour inciter les entreprises à embaucher des jeunes en formation, les employeurs bénéficieront d’un subventionnement temporaire des coûts salariaux. La BEI allouera à elle seule trois milliards d’euros à cette fin.

Ursula von der Leyen avec plusieurs de ses homologues devant la Porte de Brandebourg Agrandir l'image La ministre fédérale du Travail et des Affaires sociales en compagnie de collègues européennes devant la Porte de Brandebourg à Berlin Photo: Bundesregierung/Bergmann

Parmi les propositions figurent également des stages en entreprise, le soutien à la création d’entreprises, en particulier dans les filières d’avenir, et la mise en place de structures d’accompagnement dans l’emploi sur tout le territoire. Le programme Erasmus+ a vocation à stimuler la mobilité des jeunes. Des microcrédits du Fonds européen d’investissement (FEI) devraient faciliter les échanges à l’échelle européenne. Quant au site Internet d’EURES, le réseau européen de services de l’emploi, il devrait devenir une véritable plateforme de placement.

Une fois la conférence terminée, il s’agit d’investir rapidement et de façon efficace les fonds disponibles dans les mesures adoptées. Des échanges étroits et réguliers ont été convenus à cet effet entre les ministres du Travail des pays membres de l’Union européenne et les directeurs des agences pour l’emploi. Une stratégie globale devrait être présentée en novembre prochain.

Financer l’emploi des jeunes

Les projets destinés à lutter contre le chômage des jeunes bénéficieront du soutien de fonds nationaux et des fonds sociaux et structurels européens. Lors de son sommet du mois de février dernier, le Conseil européen avait lancé une initiative pour l’emploi des jeunes et débloqué six milliards d’euros supplémentaires pour les régions dans lesquelles le chômage des jeunes dépassait 25 %.

Le Parlement européen ayant approuvé le cadre financier pluriannuel (CFP), cette somme peut être portée à huit milliards d’euros. Grâce à la reprogrammation des fonds structurels européens, 16 milliards d’euros supplémentaires seront mobilisés pour promouvoir l’emploi des jeunes. La BEI s’est engagée, à l’horizon 2015, à augmenter de jusqu’à 60 milliards d’euros son enveloppe de crédits. D’autres ressources sont disponibles dans le cadre du Fonds social européen (FSE).

Rôle précurseur de l’Allemagne

Les échanges portant sur les systèmes éducatifs ainsi que sur leur développement futur et leur modernisation ont été au cœur de cette conférence. Dans ce contexte, le gouvernement fédéral met en avant la réussite du système allemand de formation en Allemagne. En effet, il estime que le lien entre la théorie et la pratique facilite l’entrée dans la vie active.

Inclure les partenaires sociaux

Avant la conférence, la chancelière fédérale avait rencontré le président de la Fédération des syndicats allemands (DGB), Michael Sommer, et de jeunes représentants syndicaux venus de Bulgarie, d’Allemagne, de France, de Grèce, d’Irlande, d’Italie, de Lituanie, de Pologne, du Portugal et d’Espagne. La discussion avait alors porté sur le thème qui tient à cœur à la chancelière, à savoir offrir aux jeunes Européens des perspectives d’emploi et leur permettre de s’insérer dans la vie professionnelle.

mercredi, 03. juillet 2013

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