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Sommet du G8

Ensemble contre la fraude fiscale

Lors du sommet en Irlande du Nord, les pays du G8 ont convenu de la mise sur pied d'un système d'échange de données dans le but de lutter contre la fraude fiscale. De plus, le coup d’envoi d’un accord de libre-échange entre les États-Unis et l’Union européenne a été donné. Les Huit se sont également entendus sur la nécessité d'un gouvernement de transition en Syrie.

José Manuel Barroso, Shinzo Abe, Angela Merkel, Vladimir Poutine, David Cameron, Barack Obama, François Hollande La chancelière fédérale Angela Merkel entre le premier ministre japonais Shinzo Abe et le président russe Vladimir Poutine Photo: Bundesregierung/Kugler

Ensemble contre la fraude fiscale

« Le communiqué du G8 soulignera que des échanges d'information étendus sur la base du dispositif FATCA seront mis en place », a indiqué la chancelière fédérale Angela Merkel.

Elle a ajouté que l'OCDE allait également présenter fin juin un rapport sur l'évasion fiscale, axé en particulier sur les entreprises multinationales, et que les Huit allaient l'intégrer aux négociations du G20. L'évasion fiscale deviendra alors beaucoup plus difficile. « Il s'agit d'un progrès important ». L'Allemagne participe en outre au plan d'action du G8 en matière de blanchiment d'argent.

Gouvernement de transition pour la Syrie

Les chefs d'État et de gouvernement se sont aussi accordés sur une déclaration commune en ce qui concerne la guerre civile en Syrie, un signe très favorable selon la chancelière. Les États du G8 ont convenu d'augmenter de plus d'un milliard de dollars l'aide humanitaire. L'Allemagne contribuera à hauteur de 200 millions d'euros, a annoncé Mme Merkel. « Il s'agit de la plus importante somme que nous ayons jamais allouée à une action humanitaire. »

Les membres du G8 ont également appelé à la convocation, dès que possible, d'une deuxième Conférence de Genève, lors de laquelle il sera question d'un gouvernement de transition. On souhaite doter ce gouvernement des pleins pouvoirs exécutifs, a affirmé la chancelière. « Le fait que tous les participants y soient prêts et s'engagent à travailler dans ce sens représente un pas important ».

Les pays du G8 ont également déclaré que l'emploi présumé d'armes chimiques allait devoir faire l'objet d'une enquête sous l'égide de l'ONU. Les résultats devront ensuite être présentés devant le Conseil de sécurité.

Ensemble, favoriser la croissance

La rencontre de deux jours s'était ouverte sur des thèmes relatifs à l'économie mondiale et la situation dans le monde. « Il est apparu clairement que les positions étaient très proches en ce qui concerne les efforts communs déployés en matière d'assainissement budgétaire et les possibilités de croissance », a indiqué Mme Merkel. L'UE a démontré que « la crise de confiance tout à fait manifeste » avait été surmontée. Cependant, « il nous reste encore beaucoup de pain sur la planche ».

Investissements dans la recherche et l'innovation

La croissance est le résultat de finances publiques saines et de réformes structurelles, a poursuivi Mme Merkel. Le chômage, notamment celui des jeunes, ne sera combattu que grâce à un regain d’investissements dans la recherche et l’innovation, a-t-elle ajouté. Dans ce domaine également, des réformes structurelles sont nécessaires. Il s’agit surtout « d'améliorer la flexibilité du marché du travail ainsi que l’ensemble des structures en Europe », a expliqué la chancelière. « Tous les participants au sommet étaient unanimes sur ce point. »

Coup d’envoi de l’accord de libre-échange

En amont de la première séance de travail, les représentants européens et le président américain Barack Obama ont donné le coup d’envoi de l’accord de libre-échange entre l’UE et les États-Unis. Les négociations peuvent désormais débuter.

« Un tel accord serait un immense pas en avant qui favoriserait la croissance dans tous les domaines et créerait de nouveaux emplois », a souligné Angela Merkel. « C’est pourquoi nous nous sommes fixé comme objectif d'entamer rapidement ces négociations et de les mener avec ambition afin qu'elles aboutissent prochainement à un accord », a-t-elle poursuivi.

Plus de transparence dans le commerce des matières premières

Les chefs d’État et de gouvernement se sont également entretenus sur la manière de créer davantage de transparence dans le domaine du commerce des matières premières. « L’Allemagne prendra part aux mesures prises dans ce sens », a expliqué Angela Merkel. « Nous soutiendrons un projet pilote mené par l’État libre de Saxe, et la Mongolie sera le pays partenaire de l'Allemagne. » L’Allemagne a déjà conclu un accord sur les matières premières avec ce pays.

« Je pense que les résultats sont importants aussi bien pour ce qui est du commerce, de l’économie mondiale et des questions fiscales que concernant le problème urgent de la Syrie », a conclu Mme Merkel.

Les invités africains

Au deuxième jour du sommet, des invités internationaux, en particulier d’Afrique, étaient présents. Ils étaient invités au traditionnel déjeuner de dialogue élargi « Outreach ». À la fin du sommet, une position commune a été rendue publique comme à l’accoutumée.

Cette année, le sommet du G8 a eu lieu les 17 et 18 juin en Irlande du Nord. Le premier ministre britannique David Cameron et les représentants du gouvernement nord-irlandais avaient accueilli la chancelière fédérale Angela Merkel et les autres participants à Lough Erne 

Étaient invités au sommet le président américain Barack Obama, le président français François Hollande, le premier ministre canadien Stephen Harper, le premier ministre japonais Shinzo Abe, le premier ministre italien Enrico Letta, le président russe Vladimir Poutine, le président du Conseil européen Herman van Rompuy et le président de la Commission européenne José Manuel Barroso.

mardi, 18. juin 2013

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