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Conflit syrien

Joindre le geste à la parole

Le gouvernement fédéral voit dans la proposition de placer les armes chimiques syriennes sous contrôle international une nouvelle chance pour la diplomatie. Cependant, la Syrie ne doit pas jouer à gagner du temps, a déclaré le porte-parole du gouvernement, Steffen Seibert, à Berlin. Elle doit, sans délai, placer ses armes chimiques sous contrôle international et les détruire.

Une signature immédiate par la Syrie de la Convention sur l'interdiction des armes chimiques enverrait un signal politique important, a affirmé M. Seibert. Celle-ci interdit le stockage, la fabrication, la transmission et, bien sûr, l'usage des armes chimiques.

La chancelière fédérale voit « une petite lueur d'espoir »

La chancelière fédérale Angela Merkel a affirmé mardi qu'il y avait une « petite lueur d'espoir » dans la crise syrienne, et que la diplomatie et la politique avaient peut-être une chance après tout. L'Allemagne soutiendra cette voie. « Ce qui est clair, c'est qu'il faudra maintenant joindre le geste à la parole », a indiqué la chancelière.

Le gouvernement fédéral soutient les efforts des trois membres permanents occidentaux du Conseil de sécurité des Nations Unies visant à inscrire rapidement dans une résolution contraignante le contrôle international des armes chimiques syriennes.

La Syrie ne doit pas jouer à gagner du temps

Le ministre fédéral des Affaires étrangères Guido Westerwelle avait souligné mardi : « Nous ne sommes pas naïfs. Pour nous, ce sont les actes qui comptent. » Il a mis en garde le régime syrien contre un jeu visant à gagner du temps dans un contexte de guerre et de souffrance. Du point de vue du gouvernement fédéral, trois exigences importent en particulier, a expliqué M. Westerwelle :

1. La Syrie doit adhérer sans délai à la Convention sur l'interdiction des armes chimiques. « Nous engageons Damas à faire ce pas immédiatement. » L'objectif poursuivi est l'interdiction, la condamnation, le contrôle, puis la destruction surveillée de tous les stocks d'armes chimiques de la Syrie.

2. Il importe également d'instaurer de la transparence le plus rapidement possible. « Damas doit mettre cartes sur table et révéler l'entièreté de son arsenal chimique. » Surtout, il doit y avoir une inspection des stocks par des experts internationaux.

3. En outre, il faut établir qui est responsable de l'attaque chimique du 21 août. « C'est pourquoi une saisine de la Cour pénale internationale demeure pour nous à l'ordre du jour », a déclaré le ministre des Affaires étrangères.

mercredi, 11. septembre 2013

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