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Conflit syrien

L’utilisation d’armes chimiques constitue un crime contre la civilisation

Le gouvernement fédéral plaide fermement en faveur d’une résolution forte du Conseil de sécurité des Nations Unies sur la destruction des armes chimiques syriennes.

Séance du Conseil de sécurité des Nations Unies Le Conseil de sécurité des Nations Unies Photo: UN Photo/Devra Berkowitz

Celle-ci doit permettre la mise en œuvre de l’accord russo-américain, a déclaré le porte-parole du gouvernement fédéral, Steffen Seibert. La résolution doit également inclure la menace de conséquences en cas de non-respect de l’accord par le régime de Bachar Al-Assad, a poursuivi M. Seibert. Le Conseil de sécurité des Nations Unies doit envoyer un signal clair : « La Syrie ne peut pas gagner du temps, mais doit révéler comme convenu son stock d’armes chimiques et permettre un contrôle international ainsi que la destruction des armes. »

Cela rend encore plus urgente la mise en œuvre du plan russo-américain prévoyant le démantèlement de l'arsenal chimique de la Syrie, a affirmé le ministre fédéral des Affaires étrangères Guido Westerwelle.

Le secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, a présenté le rapport des experts sur les armes chimiques le 16 septembre, à New York. Le rapport fait état de « preuves flagrantes et convaincantes » de l'utilisation d'armes chimiques de destruction massive le 21 août, en Syrie. Le secrétaire général a qualifié l'attaque au gaz de « crime de guerre ».

Le ministre fédéral des Affaires étrangères a également condamné l'attaque meurtrière : « Il s'agit d'un crime contre la civilisation et de la violation d'un tabou qui, dans son ampleur et son horreur, a une importance qui dépasse largement la Syrie et la région ».

La communauté internationale doit maintenant agir avec détermination et démontrer clairement que le meurtre d'hommes, de femmes et d'enfants par les armes chimiques ne saurait se répéter. Une résolution claire du Conseil de sécurité serait le bon point de départ afin de s'assurer de la coopération pleine et entière de la Syrie, a affirmé M. Westerwelle.

Les indices recueillis à partir des résultats de l’enquête indiquent clairement que le régime de Bachar Al-Assad est à l’origine de l’attaque chimique. « Les résultats confirment notre hypothèse selon laquelle seul le régime pouvait disposer du matériel et des compétences nécessaires à la conduite d’une attaque chimique de cette ampleur », a affirmé le porte-parole du gouvernement fédéral M. Seibert.

L'Allemagne prête à apporter un soutien technique

M. Westerwelle a demandé que la mise en œuvre du plan ambitieux d'élimination des armes chimiques syriennes soit lancée immédiatement. L'Allemagne, qui possède une vaste expertise, est disposée à contribuer à la destruction des armes chimiques en fournissant des conseils et du soutien.

Le ministre avait déjà souligné que le Conseil de sécurité des Nations Unies et l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques auraient à jouer un rôle clé : « Nous voulons que les armes chimiques soient proscrites et détruites à travers le monde parce que le monde en deviendra plus sûr. Nous sommes donc disposés à apporter une contribution technique ou financière lors de la destruction des armes chimiques de la Syrie.  »

L'Allemagne dispose d'une grande expertise technique en matière de destruction d'armes chimiques, laquelle a pu être mise en œuvre au cours des dernières années en Russie, en Libye et en Iraq.

L'entente de Genève saluée

Le gouvernement fédéral avait salué l'entente à laquelle étaient parvenus, à Genève, les États-Unis et la Russie sur les prochaines étapes en matière de contrôle et de destruction des armes chimiques syriennes. La chancelière fédérale Mme Merkel a qualifié de bonne nouvelle le fait « que les États-Unis d'Amérique et la Russie s'engagent sur le chemin de la diplomatie. »

Outre son engagement en faveur d'une solution politique et de la fin de la violence, l'Allemagne fournit une aide substantielle aux personnes en détresse : depuis le début de la crise syrienne, le gouvernement fédéral a déjà mis à disposition des aides à hauteur de 348,3 millions d'euros. En outre, le gouvernement fédéral a réalisé ses promesses en ce qui concerne l'accueil de 5 000 réfugiés en provenance du pays en guerre civile : les 107 premiers réfugiés syriens sont arrivés en Allemagne le 11 septembre.

mardi, 17. septembre 2013

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