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Égypte

Les droits de l’homme sont indivisibles

La chancelière fédérale Angela Merkel est très préoccupée par la situation actuelle en Égypte. Après les manifestations et les affrontements de ces derniers jours, l’armée égyptienne a destitué le président Mohammed Morsi et annoncé de nouvelles élections.

Jeudi, à Meseberg, la chancelière fédérale a dit s’inquiéter de voir la situation escalader en Égypte. Il s’agit sans le moindre doute de « bouleversements » qui sont suivis « avec grande inquiétude », a-t-elle souligné, et elle a appelé tous les intéressés à ne pas avoir recours à la violence.

« Il est d’ailleurs indispensable, malgré les conceptions très largement divergentes, qu’il soit bien clair que les droits fondamentaux de tous les Égyptiens doivent être respectés. En d’autres termes, les droits de l’homme sont indivisibles », a-t-elle bien insisté.

Les problèmes que connaît l’Égypte à l’heure actuelle ne peuvent être résolus que si le pays entre rapidement dans un processus politique qui « ramène l’ordre dans les plus brefs délais sur la base de la démocratie et de l’état de droit ».

Guido Westerwelle : un revers pour la démocratie

La confrontation ouverte entre les partisans du président Morsi et de son parti, les Frères musulmans, et l’opposition, a conduit, le 3 juillet, l’armée égyptienne à chasser le président du pouvoir. Adli Mansour, le président de la Haute cour constitutionnelle, exerce les fonctions de chef d’État par intérim et s’occupe de la gestion des affaires courantes. Il prêtera serment jeudi et formera un gouvernement de transition.

Le ministre fédéral des Affaires étrangères a qualifié les événements en Égypte de « revers majeur pour la démocratie ». Il a insisté sur l’urgence d’un retour à l’ordre constitutionnel en Égypte. Selon lui, les dirigeants du pays doivent chercher ensemble des moyens de sortir de la crise étatique.

Avant que ne surviennent les derniers événements en Égypte, le chef de la diplomatie allemande disait encore espérer que la jeune démocratie égyptienne n’allait pas échouer d’emblée, mais qu’elle bénéficierait d’une chance réelle. Il considère que l’Égypte a besoin d’un dialogue national auquel participe tout l’éventail des conceptions et des forces politiques.

L’Égypte joue un rôle-clé

L’Égypte est depuis longtemps un médiateur politique et un soutien actif du processus de paix au Proche-Orient. En raison de son rôle politique, économique et militaire, ce pays est un partenaire important de la coopération internationale au développement.

À l’instar de la « révolution de jasmin » en Tunisie, une insurrection populaire s’était déclenchée en Égypte au début de l’année 2011. Des millions de personnes protestaient contre le régime autoritaire du président Hosni Moubarak. Les manifestants réclamaient des réformes politiques, la primauté du droit et la démocratie. Le 11 février de la même année, après 30 ans au pouvoir, le président Moubarak annonçait sa démission. Le Conseil suprême des forces armées prit alors la direction du pays. Mohammed Morsi fut élu président en juin 2012.

L’Allemagne, partenaire de l’Égypte

Le gouvernement fédéral apporte son soutien aux forces réformatrices égyptiennes qui se mobilisent pour la liberté et la transition politique. En tant que mesure d’urgence, il a créé, en février 2011, trois fonds destinés à promouvoir la démocratie, l’éducation et l’économie dans la région de l’Afrique du Nord et du Proche-Orient.

Les relations bilatérales entre l’Allemagne et l’Égypte sont depuis longtemps diversifiées et intenses. L’Égypte compte parmi les pays partenaires de l’Allemagne dans le domaine de la coopération au développement.

jeudi, 04. juillet 2013

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