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Sommet du G20

Lutte contre l’évasion fiscale et les systèmes bancaires parallèles

Un calendrier pour la régulation des systèmes bancaires parallèles, des mesures contre la fraude fiscale et un plan d’action pour une croissance économique forte : autant de résultats du sommet du G20 qui sont « positifs » selon la chancelière fédérale. La situation en Syrie était également à l’ordre du jour du sommet.

Angela Merkel en conversation avec M. Letta, M. Obama et M. Cameron (de g. à dr.) La chancelière aux côtés du président américain Barack Obama, du premier ministre britannique David Cameron (à droite) et du premier ministre italien Enrico Letta (à gauche) Photo: Host Photo Agency

« Nous allons élaborer une stratégie pour réguler les systèmes bancaires parallèles », a souligné Mme Angela Merkel à l’issue des discussions menées entre les 20 principaux pays industrialisés et grands pays émergents sur le cadre économique du G20.

« Nous avons dû lutter très dur. » Outre l’adoption d’un calendrier, il a été convenu que la surveillance et la régulation devaient être introduites partout. « Il s'agit là d'un signal important », a déclaré la chancelière fédérale. Les ministres des finances du G20 se pencheront de nouveau sur la question lors de leur prochaine rencontre.

Contre la fraude fiscale

« Nous avons un rôle important à jouer dans la lutte contre la fraude fiscale », a poursuivi la chancelière fédérale. Tous les pays du G20 se sont entendus pour introduire l’échange automatique de données à des fins fiscales. « Ce sera une tâche très ambitieuse à laquelle nous nous sentons cependant intimement tenus de souscrire. »

Au sujet de l’évasion fiscale, il a été communément décidé de reprendre les propositions de l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE), a affirmé la chancelière. Nous veillons ainsi à ce que les multinationales soient contraintes à l’avenir de payer leurs impôts et ne puissent pas s'y soustraire, a ajouté Mme Merkel.

Sortie progressive de la crise de l’euro

La communauté internationale est convaincue que la crise dans la zone euro n’est certes pas terminée, mais que la confiance revient, a expliqué Mme Merkel. Selon elle, la crise peut être surmontée pas à pas si les réformes structurelles se poursuivent et si les engagements pris sont respectés. « Le fait que nous ayons des premiers signes d'une légère reprise de la croissance en Europe a parfaitement été remarqué par les représentants des pays hors d’Europe. »

« Cependant, la situation économique globale du monde est considérée comme fragile », a souligné la chancelière fédérale. Les discussions ont également porté sur les difficultés rencontrées par certains pays émergents. À cet égard, le constat général fut que : « En matière de développement économique, nous dépendons les uns des autres et la coordination des politiques nationales doit également prendre cet état de fait en considération. »

Pas de nouvelles restrictions commerciales 

Dans le cadre de la lutte contre le protectionnisme, nous sommes parvenus à prolonger de deux ans l’engagement de statu quo (« standstill commitment »), a souligné Mme Merkel. Cet engagement stipule que les pays du G20 s'engagent à ne pas introduire de nouvelles mesures protectionnistes. « Cela, nous le devons également à la pression exercée par l'Allemagne et cela constitue selon moi un signal positif. »

« En conclusion, il s'agit là d'une belle réussite, d'un bon résultat de la coordination économique, ce pour quoi le G20 a justement été créé », résume Mme Merkel.  

Controverse sur la Syrie

Jeudi, les participants au sommet se sont également entretenus de la Syrie. « Les controverses ont été telles que l'on pouvait les attendre », a déclaré Angela Merkel. « Ce fut cependant, à mes yeux, une discussion importante qui a permis à la communauté internationale d’échanger sur le sujet. »

Il existe un large consensus selon lequel un processus politique devrait être impérativement engagé. « J’espère que des pays comme la Russie et la Chine apporteront également leur contribution en faveur de la tenue d’une deuxième conférence sur la Syrie, dite « Genève 2 ».

Le point de départ d’un tel processus politique pourrait être l’Assemblée générale des Nations Unies qui doit s'ouvrir le 23 septembre prochain. L’Allemagne s’efforcera tout du moins de travailler dans ce sens.

Le Groupe des 20 (ou G20) est, depuis 2009, le forum central pour la coopération économique internationale. Les principaux pays industrialisés et émergents s'y concertent sur les mesures économiques et financières. « Croissance économique et emploi », tel était le thème du sommet qui s’est tenu à Saint-Pétersbourg en Russie. En 2014, ce sera au tour de l’Australie d’accueillir le sommet.

vendredi, 06. septembre 2013

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