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Syrie

Mme Merkel mise sur l'Assemblée de l'ONU

Ce fut une discussion importante qui a permis aux membres du G20 d'échanger leurs points de vue, a affirmé la chancelière Angela Merkel à Saint-Pétersbourg. Il y a « un large consensus en ce qui concerne la nécessité d'enclancher un processus politique » pour la Syrie, a-t-elle dit. « J'espère que des pays tels que la Russie et la Chine y feront leur contribution. »

L'Assemblée générale des Nations Unies (ONU) du 23 septembre pourrait servir de point de départ à un tel processus politique, à une « Conférence de Genève 2 ». L'Allemagne travaille en ce sens, a indiqué la chancelière.

La Cour pénale internationale devra aussi être consultée afin de faire comprendre à M. Assad qu'il se rend coupable de crimes. En discutant avec le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon, Mme Merkel a souligné qu'il faudra que le rapport des inspecteurs soit présenté sans délai. « Le secrétaire général nous a promis qu'il agirait le plus rapidement possible. »

La chancelière fédérale a toutefois rappelé que le processus politique souhaité serait difficile à mettre en place, tant du point de vue du rapport avec le régime d'Assad qu'avec les rebelles.

Établir un dialogue

« Nous allons tout mettre en œuvre pour que, avant tout, le processus politique soit mis en route », a souligné Mme Merkel lors du premier jour du sommet de Saint-Pétersbourg. Cependant, elle a admis qu'il ne fallait pas avoir d'attentes exagérées.

L'Allemagne contribuera dans la mesure de ses possibilités aux efforts visant à une résolution de la guerre civile en Syrie, comme la chancelière fédérale l'avait exprimé clairement dès le début du sommet du G20. Il faut donner une chance au processus politique. « Ce qui est bien, c'est que le G20 nous offre un forum de discussion », a affirmé Mme Merkel. Lorsqu'on dialogue, on essaie aussi de s'entendre.

« Lors du sommet du G8, à l'été, nous avions obtenu que des inspecteurs puissent se rendre en Syrie. Nous voulons que les Nations Unies continuent de jouer un certain rôle, notamment en vue d'une prochaine conférence sur la Syrie », a dit la chancelière. Cela n'est toutefois pas simple, a-t-elle ajouté, rappelant que les avis à savoir qui est responsable de l'utilisation des armes chimiques en Syrie étaient très divergents, par exemple.

Mme Merkel a conclu : « Pour ce qui est de l'Allemagne, nous avons indiqué clairement que nous ne participerions en aucun cas à des actions militaires, mais que l'Allemagne pouvait apporter de l'aide humanitaire et du soutien politique. »

Position commune des ministres des affaires étrangères de l'UE

Le lendemain de la clôture du sommet du G20, les ministres des affaires étrangères de l'UE sont parvenus à une position commune sur la Syrie lors d'une réunion en Lituanie. Le ministre fédéral des Affaires étrangères Guido Westerwelle s'est engagé intensivement en ce sens.

Le porte-parole du gouvernement, Steffen Seibert, a déclaré à ce sujet : « Une Europe unie dans sa position par rapport à ce terrible conflit envoie un signal d'une valeur inestimable. Le succès de Vilnius montre à quel point la décision de l'Allemagne à Saint-Pétersbourg de miser d'abord sur une position européenne commune était la bonne.  »

À présent, le gouvernement fédéral se joindra, en tant que 12e État, à la déclaration de Saint-Pétersbourg sur le conflit en Syrie.

Nécessité d'une réponse claire à l'attaque chimique

Lors du débat au Bundestag mardi dernier, la chancelière fédérale avait qualifié de catastrophique la situation de la population en Syrie. Il ne peut pas y avoir de doute que l'emploi cruel d'armes chimiques constitue une violation éclatante du droit international, a affirmé la chancelière fédérale. Il faut tout mettre en œuvre afin de parvenir à une réponse cohérente de la communauté internationale.

« Force est de constater que le Conseil de sécurité des Nations Unies est souvent bloqué », a ajouté Mme Merkel. Cela tient notamment à la position intransigeante de la Russie et de la Chine. Malgré tout, il faut saisir toutes les chances, même les plus minces. Lors du sommet du G20 à Saint-Pétersbourg, tous les efforts seront déployés afin d'arriver à une position commune. Le conflit syrien ne peut être résolu dans son ensemble que par le biais d'un processus politique, selon la chancelière fédérale.

Le gouvernement fédéral ne négligera aucune piste afin de parvenir à une solution politique, a déclaré le ministre fédéral des Affaires étrangères Guido Westerwelle dans un entretien accordé au quotidien « Tagesspiegel ». M. Westerwelle accompagne la chancelière fédérale afin de pouvoir discuter de la Syrie avec ses homologues en marge du sommet.

Accélérer l'analyse des échantillons

Le gouvernement fédéral s'est engagé afin que les Nations Unies puissent envoyer des inspecteurs aux endroits touchés. À présent, il travaille fort pour que tout soit mis en œuvre du point de vue logistique afin d'accélérer l'analyse des échantillons.

Les résultats des analyses d'échantillons doivent être présentés sans délai et pouvoir être discutés au sein du Conseil de sécurité. La communauté internationale doit se montrer à la hauteur de ses responsabilités au vu de la terrible crise à laquelle est confronté le monde en Syrie.

L'Allemagne continue d'accueillir des réfugiés syriens

Lors du débat au Bundestag, la chancelière fédérale avait souligné l'engagement humanitaire de l'Allemagne, rappelant que plus de 340 millions d'euros avaient été consacrés à des mesures visant à atténuer la souffrance des réfugiés syriens. L'Allemagne a aussi été le premier pays membre de l'UE à proposer d'accueillir plus de 5000 Syriennes et Syriens. Ensemble, il faut s'engager afin que d'autres pays européens suivent cet exemple.

Mercredi, le ministre fédéral de l'Intérieur Hans-Peter Friedrich accueillera les 110 premiers réfugiés syriens que le gouvernement fédéral fait venir en Allemagne par vol charter. Ils atterriront à l'aéroport d'Hanovre. Environ 250 personnes ayant organisé elles-mêmes leur transport sont déjà arrivées en Allemagne.

samedi, 07. septembre 2013

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