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Dialogue de Petersberg sur le climat

Nécessité d’intensifier les efforts afin de protéger le climat

Le ministre fédéral de l'Environnement Peter Altmaier et son homologue polonais Marcin Korolec sont très satisfaits du déroulement de la quatrième session du dialogue de Petersberg sur le climat.

La chancelière fédérale s'adresse aux participants du dialogue de Petersberg sur le climat - aperçu de la salle Le dialogue de Petersberg sur le climat a été initié par la chancelière fédérale en 2009 Photo: BPA/Steffen Kugler

La rencontre a permis de mettre en place une nouvelle base permettant de fournir, ensemble, les efforts nécessaires en vue de la prochaine conférence sur le climat.

La quatrième session du dialogue de Petersberg sur le climat s'est déroulée dans une atmosphère très constructive, ont souligné les deux ministres de l'environnement. M. Altmaier a particulièrement salué le fait que les participants ne se sont pas pointés du doigt mutuellement comme cela avait été parfois le cas dans les années précédentes.

Des ministres de toutes les régions du monde se sont réunis lors du dialogue de Petersberg sur le climat afin de préparer la prochaine conférence des Nations Unies sur le climat. La conférence aura lieu fin 2013, à Varsovie. Elle a pour objectif d'élaborer un nouvel accord international qui devrait être complété d'ici 2015 et entrer en vigueur d'ici 2020, lorsque le protocole de Kyoto arrivera à échéance. Les pays participants sont responsables de 80 % des émissions de gaz à effet de serre à l'échelle mondiale.

Tous se sont entendus pour dire qu'il y avait beaucoup à faire et que tous allaient devoir apporter leur contribution, a affirmé M. Altmaier : « Aucun pays ne m’a semblé insatisfait ».  

Les attentes sont plus élevées 

Que reste-t-il à faire exactement d'ici à la conférence de Varsovie ? Les deux ministres de l'environnement considèrent que l'une des tâches principales consiste à créer davantage de confiance. Les engagements ayant déjà été pris doivent être remplis. Cela s'applique notamment au financement, selon M. Altmaier. Lors de la conférence de Doha, en 2012, 100 milliards de dollars américains avaient été consentis en faveur de la protection du climat. 

À l'avenir, il ne devrait plus être question de pays industrialisés ou de pays émergents, mais de la concurrence commune. Dans ce contexte, l'Europe jouera un rôle de premier plan. 

Afin de pouvoir parvenir à un nouvel accord d'ici 2015, il faudra en outre coopérer plus étroitement. Le succès dépendra de notre capacité à créer une dynamique politique. « Si nous voulons atteindre nos objectifs, nous devons faire plus que ce que nous avons fait jusqu'ici », a affirmé M. Altmaier, ajoutant que les déclarations faites la veille par la chancelière fédérale Angela Merkel étaient d'autant plus importantes et utiles dans ce contexte.

Dès le premier jour de la conférence, la chancelière fédérale en avait appelé à la communauté internationale afin qu'elle œuvre davantage en faveur de la protection du climat : « Attendre n'est pas une option. Si nous n'entreprenons rien, le chemin sera encore plus difficile. Ne rien faire signifie aussi que cela sera aussi beaucoup plus coûteux. »

Des efforts communs sont nécessaires

De nombreux résultats ont déjà été obtenus, mais « une véritable lutte contre le changement climatique s'avère être un chemin très compliqué », selon Mme Merkel, qui a par ailleurs souligné l'existence de nombreuses initiatives dans les différents pays : en Arabie saoudite, un grand projet solaire a été mis en œuvre, alors qu'au Brésil, le défrichage de la forêt tropicale a été ralenti. Il est toutefois nécessaire d'augmenter la pression exercée sur tous les États en vue de la protection du climat.

Selon la chancelière, un nouvel accord sur le climat doit être conclu dans le prolongement des fondements communs : lors de la conférence des Nations Unies de Copenhague en 2009, tous les États s’étaient engagés à respecter l’objectif des 2 °C. Cependant, les engagements alors pris sur une base volontaire de réduire les émissions de gaz à effet de serre se sont révélés insuffisants. Même si plus aucun pays industrialisé n'émettait de dioxyde de carbone à partir de ce jour, l’objectif fixé ne pourrait être atteint, a expliqué la chancelière fédérale. La seule solution est d'élaborer un nouvel accord contraignant pour tous les États.

L'Europe veut rester pionnière dans la protection du climat

L’Europe reste Partie au protocole de Kyoto et maintient ses engagements. Cependant, l’Europe ne pourra pas stopper le changement climatique seule. La situation n’est pas simple : l’Europe se trouve dans une situation économique difficile. Les 27 marchés nationaux doivent être intégrés en un marché unique de l’UE, a souligné Mme Merkel.

À cause de la crise, la croissance économique européenne a reculé. Les émissions de gaz à effet de serre n’ont pas augmenté comme prévu. Cela est une bonne nouvelle pour le climat, déclare la chancelière fédérale, mais pas pour l’échange des droits d’émission. Lorsqu’un instrument, reposant principalement sur les chiffres de la croissance, ne fonctionne plus en raison d’une économie stagnante, la question d’une éventuelle refonte de cet instrument ne doit pas être taboue.

La chancelière fédérale a souligné qu’il importait dans un premier temps de revoir les conditions générales du développement des énergies renouvelables. Ce n’est que par ce moyen qu’il sera possible de garantir la sécurité de planification de l’économie et de ses investissements.

En outre, cela doit être mis en relation étroite avec les modifications relatives à l’échange des droits d’émission. « Si la réforme de la loi sur la priorité aux énergies renouvelables (EEG) porte ses fruits, nous pourrons de nouveau nous tourner vers le négoce des droits d'émission en Europe », a affirmé Mme Merkel. Ce dernier constitue un instrument majeur pour la protection du climat et doit être adapté.

Le dialogue de Petersberg sur le climat est une initiative lancée par la chancelière fédérale lors du sommet de Copenhague sur le climat en 2009. Cette rencontre est depuis utilisée pour préparer les conférences des Nations Unies sur le climat et pour jeter des ponts dans le domaine de la protection climatique à l’échelle internationale.

La présidence des conférences est toujours partagée avec le pays qui présidera les prochaines négociations des Nations Unies sur le climat : le Mexique en 2010, l’Afrique du Sud en 2011, le Qatar en 2012 et la Pologne cette année. Elles ont pour but d'insuffler plus de dynamisme au processus politique de protection climatique à l’échelle internationale. Les pays invités représentent les différents groupes présents dans les négociations internationales sur le climat.

Sous la devise « Shaping the Future », les représentants de plus de 35 États préparent, à l’occasion de la quatrième session du dialogue sur le climat, la prochaine conférence des Nations Unies sur le climat qui aura lieu à la fin de l’année, à Varsovie.

mardi, 07. mai 2013

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