Navigation et services

Sommaire

Allemagne-France

Pour une Europe plus forte

Définir des positions communes pour le Conseil européen de juin afin d’approfondir l’Union économique et monétaire, tel était l’objectif de l’entretien de la chancelière fédérale avec le président de la République à Paris.

Angela Merkel et François Hollande manifestent leur bonne entente La chancelière allemande en compagnie du président de la République Photo: Bundesregierung/Kugler

À l’issue de cette rencontre, Mme Merkel a déclaré qu’il était nécessaire de renforcer la coordination des politiques économiques ainsi que la coopération au sein de l’Eurogroupe. Dans leur déclaration commune intitulée « Contribution franco-allemande », les deux dirigeants proposent, pour y parvenir, de multiples mesures dans les domaines de la politique budgétaire, fiscale et de l’emploi.

Selon Mme Merkel, c’est « une contribution à travers laquelle nous souhaitons lancer une discussion avec nos partenaires européens et dont nous aimerions parler lors du sommet du mois de juin », car « il faut agir vite, et il faut certainement emprunter de nouveaux chemins ».

Stabilité et croissance

Les principales propositions portent sur des sommets plus réguliers de la zone euro et la nomination d’un président à plein temps de l’Eurogroupe des ministres des Finances. De plus, les deux pays sont d’avis qu’après les prochaines élections européennes, il faudrait mettre en place des structures dédiées spécifiques à la zone euro, afin de garantir un contrôle démocratique et une légitimité appropriées du processus décisionnel européen. 

La France et l’Allemagne estiment d’un commun accord que la stabilité et la croissance au sein de la zone euro sont décisives pour l’avenir des deux pays et de l’ensemble de l’Union européenne. « Il est essentiel à nos yeux que la consolidation budgétaire et la croissance aillent de pair, qu’elles représentent pour ainsi dire les deux côtés d’une seule et même médaille et qu’elles ne se contredisent pas », a affirmé la chancelière allemande.

Mme Merkel juge « primordiale » l’intégration des marchés financiers « autour de la surveillance bancaire et tout ce qui s’y rapporte ». Selon elle, une proposition d’une qualité nouvelle a été formulée concernant la coordination des politiques économiques. Il s’agit en effet de prendre les dispositions nécessaires à temps afin d’éviter les déséquilibres ou procédures pour déficit excessif que nous connaissons actuellement.

Une démarche concertée

Le chômage des jeunes est un problème urgent dont Mme Merkel et M. Hollande veulent s’entretenir avec les ministres de l’Emploi et des Affaires sociales de l’Union européenne lors d’une conférence qui se tiendra à Berlin le 3 juillet. Il faut « rapidement rendre vraiment opérationnel » le Pacte pour la croissance et l’emploi adopté en juillet dernier, a souligné la chancelière. La Banque européenne d’investissement (BEI) jouera un grand rôle dans ce sens.

« Si nous renforçons la coordination des politiques économiques, disposons de mécanismes de solidarité et faisons tous soigneusement nos devoirs à la maison, cela forme un tout cohérent, » a constaté en résumé Mme Merkel.

Des impulsions des milieux économiques

À la suite de leur entretien, la chancelière allemande et le président de la République se sont entretenus avec MM. Cromme et Beffa, co-présidents d'un groupe de travail bilatéral sur le renforcement de la compétitivité et de la croissance. Ces derniers leur ont présenté leurs conclusions.

Le rapport contient des propositions concernant des domaines clés de l’économie, de l’énergie à la politique budgétaire et fiscale, en passant par le libre-échange. Il insiste sur l’intégration des jeunes dans le marché du travail. Un autre aspect important est la nécessité de supprimer les restrictions qui, sur le marché du travail, font obstacle à l’embauche.

Le groupe de travail franco-allemand « sur la compétitivité et la croissance » est dû à une initiative commune de la chancelière fédérale et du président Hollande en septembre 2012. Ce groupe qui réunit de grands dirigeants d’entreprise est placé sous l’autorité de Gerhard Cromme, président du conseil de surveillance de Siemens, et Jean-Louis Beffa, président d’honneur de Saint-Gobain. Leur mission était d’élaborer, du point de vue des industriels, des propositions destinées à renforcer l’efficacité des politiques économiques.

Regards sur l’Allemagne

Avant leur entretien, Mme Merkel et M. Hollande ont visité ensemble l’exposition « De l’Allemagne,1800-1939 » (Aus/über Deutschland) qui attire actuellement beaucoup de monde au Musée du Louvre. Cet événement culturel franco-allemand organisé à l’occasion du cinquantième anniversaire du Traité de l’Élysée est placé sous le parrainage de la chancelière allemande et du président français.

jeudi, 30. mai 2013

Aperçu des pages

Article