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Partenariat oriental

Rapprochement de l’Union européenne

Au cours du sommet du Partenariat oriental à Vilnius, l’Union européenne a paraphé deux accords d’association avec la Géorgie et le Moldova. En dépit du refus de l’Ukraine de signer l’accord d’association prévu, la porte lui reste ouverte, a affirmé la chancelière fédérale.

Les chefs de gouvernement de l’Union européenne assis l’un à côté de l’autre à la table des négociations ; au milieu, la chancelière fédérale Angela Merkel Angela Merkel : La porte reste ouverte à l’Ukraine, sans limite de temps pour remplir les conditions. Photo: Bundesregierung/Kugler

La signature définitive des accords d’association avec Tbilissi et Chisinau est attendue dans les prochains mois. Angela Merkel a assuré que l’Union européenne ne décevrait pas ces pays.

Selon elle, ils ont fait preuve de courage en paraphant leurs accords d’association avec l’Union européenne malgré les pressions russes. Le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, a lui aussi salué « la détermination, le courage et la volonté politique » des dirigeants géorgiens et moldoves.

Rencontre avec le président Ianoukovitch

La chancelière fédérale s’est montrée déçue que l’on ne soit pas parvenu aux résultats escomptés avec l’Ukraine.

À l’issue de sa rencontre, dans la matinée, avec le président ukrainien, Viktor Ianoukovitch, elle a déclaré : « La porte reste ouverte, sans limite de temps pour remplir les conditions. En effet, nous avons tous fait l’expérience que les processus historiques prennent souvent beaucoup de temps. » La haute représentante de l’Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, Catherine Ashton, a elle aussi rappelé que la porte restait ouverte à Kiev.

Angela Merkel a déclaré que le président ukrainien lui avait rappelé que l’Ukraine était très fortement liée à la Russie et qu’il avait également évoqué les difficultés d’approvisionnement en gaz de son pays. « À l’avenir, l’Europe fournira également du gaz à l’Ukraine si cette dernière le souhaite », lui a fait savoir Mme Merkel.

L’Ukraine a encore un long chemin à parcourir sur la voie des réformes

La chancelière allemande a également insisté sur le fait que l’Ukraine devait encore mettre en œuvre de très nombreuses réformes. « Nombre de pays d’Europe orientale justement – les États baltes et d’autres encore – nous disent régulièrement qu’ils ont dû parcourir un dur chemin sur la voie des réformes et qu’ils considèrent aujourd’hui que cela a valu la peine. À mon avis, c’est à l’Ukraine de savoir en dernier ressort si elle a le courage de faire encore un pas vers l’Europe », a-t-elle relevé.

Dans ce cas, l’Union européenne sera elle aussi un partenaire fiable. « Cependant, nous avons bien entendu des conditions-cadre que doivent remplir tous les États membres de l’Union européenne et nous ne pouvons pas dire tout simplement que tout cela ne s’applique pas à l’Ukraine. »

Le Bélarus reste l’enfant à problèmes

L’UE continuera de travailler avec les autres pays membres du Partenariat oriental, a souligné la chancelière. Les choses avancent bien avec l’Arménie, la Géorgie et le Moldova, et on progresse également pas à pas avec l’Azerbaïdjan. Il y a beaucoup à critiquer concernant la situation politique au Bélarus. Mais là non plus, l’UE ne veut pas abandonner la population.

Intensifier les contacts avec la Russie

Selon la chancelière allemande, la tâche de l’Union européenne consistera désormais à renforcer le dialogue avec la Russie sur « les moyens de mettre un terme à la question du choix entre l’arrimage à la Russie ou à l’Union européenne ». Cette tâche est aussi celle de l’Allemagne. « La planche que nous devons percer est épaisse, mais nous ne fixons aucun délai pour y arriver », a-t-elle constaté.

Libération de Mme Timochenko

La libération de Ioulia Timochenko ne repose pas entre les mains des pays occidentaux, a affirmé Mme Merkel. L’Allemagne s’est fortement préoccupée de procurer des soins médicaux à l'ex-responsable politique et elle ne compte pas cesser. « Nous continuerons également à chercher le contact et bien entendu à soutenir l’opposition ukrainienne. » Néanmoins, tous les efforts déployés à ce jour, y compris ceux de l’ancien président polonais Kwasniewski et de M. Cox, n’ont pas abouti.

Rencontre avec Vitali Klitchko

En marge du sommet, la chancelière fédérale a rencontré le président du parti UDAR (Alliance démocratique ukrainienne pour la réforme). Ils ont discuté à cette occasion de la situation politique et de la société civile en Ukraine.

vendredi, 29. novembre 2013

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